La vague de chaleur exceptionnelle qu'a subit l'hémisphère nord en juillet, avec son lot d'incendies en Grèce, en Scandinavie et aux US, est appelée à devenir de plus en plus banale avec le réchauffement de la planète, selon les experts.
En Grèce, des températures élevées sont habituelles en été. Mais la situation est exceptionnelle pour l'Europe du Nord, où l'Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit des températures supérieures à la normale jusqu'à début août, de l'Irlande aux pays Baltes en passant par la Scandinavie.
Les températures ont déjà atteint les 30°C au niveau du cercle polaire. La Suède notamment, qui a dû faire appel à la solidarité européenne pour lutter contre le feu, a connu le mois de juillet le plus chaud depuis au moins deux siècles et demi.
Phénomène extraordinaire aussi au Japon, où les températures ont excédé 35°C faisant 80 morts en juillet. La Sibérie a également été touchée, tout comme les Etats-Unis, avec des températures dépassant 40°C à Los Angeles début juillet.
«Généralement, il y a des vagues de chaleur sur une partie de la planète (…), mais là, la totalité de l'hémisphère nord a chaud, c'est stupéfiant», a expliqué à l'AFP Anders Levermann, climatologue au Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK).
Les récents épisodes «sont compatibles avec les tendances à long terme causées par l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre», estime l'OMM.